Les légendaires Call of Duty: Black Ops et sa suite directe s’offrent une seconde jeunesse sur PlayStation. Les versions PS4 et PS5 viennent de confirmer une fonctionnalité très attendue : un cross-play totalement fonctionnel entre les deux générations de consoles. De quoi raviver la flamme des vétérans et accueillir les nouveaux joueurs dans l’une des sagas les plus marquantes de la série.
Un cross-play strictement limité à l’écosystème PlayStation
Les joueurs PS4 et PS5 peuvent s’affronter ou coopérer sans aucune barrière, car les deux versions partagent les mêmes serveurs dédiés. En revanche, il ne faut pas espérer défier des amis sur d’autres plateformes : aucune compatibilité n’est prévue avec la PS3, les consoles Xbox (360, One, Series) ni le PC. Activision a clairement segmenté l’expérience multijoueur, ce qui présente un avantage de taille. Les serveurs PS4/PS5 sont totalement indépendants de ceux de la PS3, éliminant du même coup les problèmes récurrents de hackers qui empoisonnaient l’ancienne génération.
Des ports fidèles, sans fioritures techniques
Attention à ne pas confondre ces rééditions avec des remasters. Il s’agit bien de ports purs et simples, sans aucune amélioration de performance ni ajout de fonctionnalité graphique. Sur PS5, le jeu s’exécute simplement via la rétrocompatibilité de la version PS4, sans version native distincte. Les titres tournent donc sur le même ancien moteur qui a fait leurs preuves à l’époque. Seul changement notable : ils utilisent désormais le nouveau launcher Call of Duty, celui qu’on retrouve sur les épisodes modernes, pour une intégration plus fluide dans l’écosystème actuel. Chaque jeu inclut par ailleurs tous les 4 DLC originaux, directement inclus dans le prix d’achat, même si le montant exact reste encore à préciser. Les statistiques de la version PS3 ne sont pas transférables : tout le monde repart à zéro.
Le contenu complet : campagne, multijoueur et Zombies
Pas de demi-mesure : les trois piliers de l’expérience sont bien présents. La campagne scénarisée, le multijoueur compétitif et l’incontournable mode Zombies sont confirmés par Treyarch. L’arrivée de ces ports avait été annoncée en juillet, même si la date précise de sortie n’est pas encore communiquée. Une sortie échelonnée sur ce même mois demeure la seule certitude. Le studio insiste sur la volonté de proposer une expérience authentique, sans compromis, mais en tirant parti de serveurs modernisés pour le matchmaking.
Black Ops : un monument de la saga Call of Duty
Pour comprendre l’engouement autour de ces ports, il faut se replonger dans l’héritage du premier Call of Duty: Black Ops. Développé par Treyarch et sorti le 9 novembre 2010, le jeu a immédiatement redéfini les standards de la série. Sa campagne plonge en pleine guerre froide, entre 1961 et 1968, et suit l’agent de la CIA Alex Mason dans une descente paranoïaque mêlant manipulation mentale, projet Nova 6 et figures historiques comme Fidel Castro ou Nikita Dragovich. L’intrigue tortueuse, rythmée par les flashbacks et les interventions de Viktor Reznov, a marqué les esprits et installé le style thriller d’espionnage propre à la sous-série.
Le périple emmène le joueur de Cuba au Laos, en passant par le Sud-Vietnam, Hong Kong ou le Canada, avec des séquences mémorables aux commandes d’un hélicoptère Hind ou d’un avion espion SR-71 Blackbird. Commercialement, le jeu a pulvérisé les records avec plus de 26,2 millions d’exemplaires écoulés en novembre 2013, devenant l’un des épisodes les plus vendus de toute la franchise. Cet héritage colossal explique pourquoi Black Ops II, sorti en 2012, continue lui aussi de fédérer une immense communauté.
Ce retour sur les boutiques PlayStation, même sous forme de simple port, s’accompagne donc d’une aura toute particulière. Il permet aux possesseurs de PS4 et de PS5 de (re)découvrir deux classiques sans les affres du multijoueur des anciennes consoles, et pour la première fois avec une fluidité de cross-play au sein de la même famille de machines. Un pont entre les générations qui, sans révolutionner la formule, offre une porte d’entrée idéale vers les origines de l’une des licences les plus influentes du jeu vidéo.

