Visuel de Tomo: Endless Blue montrant un monde oceanique en voxel avec des creatures Tomo et un personnage sur un navire construit.

Tomo: Endless Blue : le Pokémon d’action sandbox vise la Switch 2 après le PC

Lili · · 5 min · 0 commentaire

L’horizon du monster-taming s’apprête à accueillir un nouveau venu particulièrement ambitieux. Tomo: Endless Blue, développé par le jeune studio Onibi, a été officiellement annoncé le 10 avril 2025. Ce projet, qui mêle action-RPG en monde ouvert, capture de créatures et construction en voxel, se dévoile aujourd’hui avec une feuille de route claire : un lancement d’abord sur PC via Steam pour fin 2026, avant une arrivée très attendue sur consoles, avec la Nintendo Switch 2 en ligne de mire.

Un studio de vétérans pour un projet personnel

Derrière Tomo: Endless Blue se cache une équipe qui n’en est pas à son premier rodéo. Le studio Onibi est composé de développeurs ayant fait leurs armes sur des titres aussi variés que World of Warcraft, Baldur’s Gate 3, Fall Guys, Fortnite et League of Legends. Un pedigree qui laisse entrevoir une maîtrise solide des jeux en ligne, des mondes persistants et des systèmes de jeu émergents. Dans un message partagé par l’équipe, on découvre une volonté presque nostalgique : créer « le jeu Pokémon que nous pensions jouer enfants », en poussant bien plus loin les curseurs de l’immersion, de la physique et de la liberté d’action. Le développement était alors estimé à environ 50 %, avec les fondations techniques les plus lourdes déjà en place : le moteur, la génération procédurale, la physique des véhicules et le multijoueur.

Une sortie PC en premier, la Switch 2 clairement visée

La stratégie de lancement est désormais limpide. Tomo: Endless Blue sortira d’abord sur PC via Steam, avec une fenêtre de sortie calée à fin 2026. Le studio a confirmé que les consoles sont « definitely on our roadmap », avec une mention explicite de la Switch 2 comme cible prioritaire. L’équipe précise d’ailleurs construire le jeu pour qu’il tourne de façon fluide sur des machines portables de puissance comparable au Steam Deck, ce qui est de bon augure pour la future console de Nintendo. Une autre source de suivi mentionne également PC, Linux et Nintendo Switch 2 comme plateformes du jeu. Pour l’heure, aucune date ferme n’est avancée pour cette version console, ni aucun prix de vente ou édition physique annoncés. Le studio prévoit des modes de jeu variés : solo, coop en ligne, jeu en LAN, et la possibilité de serveurs dédiés.

L’Endless Blue : un océan de mondes uniques

L’univers du jeu se déploie dans l’Endless Blue, un royaume océanique immense constitué d’îles forgées à partir des fragments de civilisations disparues. Chaque monde de joueur est généré de manière procédurale : les îles, les villages, les PNJ, les quêtes et les donjons sont uniques à chaque partie, le tout partagé dans un océan commun. Les développeurs décrivent chaque île et chaque village comme un « microcosme culturel » avec sa propre ambiance, ses cultures et ses histoires locales. Une trame narrative sous-jacente sur ces civilisations perdues et le rôle des Tomo est annoncée, même si les détails de l’histoire restent encore peu divulgués.

Les Tomo : bien plus que de simples créatures à collectionner

Au coeur du gameplay, on retrouve les Tomo, des créatures mystérieuses qui servent de compagnons aussi bien en combat que dans l’exploration. La boucle de jeu annoncée va bien au-delà de la simple collection : il s’agit de capturer, entraîner, vivre avec et se lier d’amitié avec ces créatures, dans un esprit résolument tourné vers le « compagnon de vie ». Le combat se déroule en temps réel, un action-RPG où les Tomo sont à vos côtés, utilisant leurs capacités aussi bien pour affronter des ennemis que pour interagir avec l’environnement. Une rupture nette avec le tour par tour traditionnel des jeux Pokémon.

Un sandbox voxel où tout se construit

L’autre pilier du jeu, c’est son monde entièrement en voxel avec une physique des voxels annoncée comme un élément central du gameplay. Le joueur peut construire des maisons et des navires bloc par bloc, fabriquer des véhicules terrestres, maritimes et aériens souvent décrits comme « improbables », et créer des machines complexes en exploitant les systèmes de physique. Le jeu est présenté comme un sandbox avec histoire, combinant une narration scénarisée à une forte liberté de construction et d’exploration. On retrouve également des éléments de survie, de farming et de craft pour une gestion au long cours des ressources.

Un Kickstarter éclair qui confirme l’engouement

Le financement du projet a connu une accélération notable. Une campagne Kickstarter a été lancée début juin 2026, et l’objectif a été atteint en moins de 60 heures, avec plus de 100 000 $ levés à ce stade. Le studio précise que le jeu était déjà à moitié financé par des investisseurs en capital-risque et des business angels avant le Kickstarter, cette campagne servant à accélérer le développement et à sécuriser certaines fonctionnalités et portages. Une alpha fermée est prévue pour l’année suivante, atteignant alors environ 70 à 75 % du projet. La direction artistique se revendique anime avec un rendu voxel stylisé, mis en avant dans les trailers officiels, et le buzz est déjà positif, porté par la promesse d’un monster-taming plus systémique et une roadmap multi-plateforme qui fait saliver les joueurs.

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