Les ports PlayStation de Call of Duty: Black Ops et Black Ops 2 viennent de franchir un cap symbolique. Selon des données relayées par l’insider CharlieIntel, les deux jeux ont cumulé environ 7,15 millions de joueurs actifs en une semaine aux États-Unis, une performance qui les place directement en tête des ventes du PlayStation Store. Un raz-de-marée nostalgique qui surprend par son ampleur, alors que ces versions n’ont même pas bénéficié d’un remaster.
Un démarrage fulgurant sur le PlayStation Store
D’après les informations partagées par CharlieIntel, Black Ops 2 occupe la première place des meilleures ventes sur le PlayStation Store, suivi immédiatement par le premier Black Ops en deuxième position. Les chiffres de fréquentation, bien que non confirmés officiellement par Activision, évoquent 5,25 millions de joueurs actifs pour le second épisode et entre 1,9 et 1,96 million pour le premier, le tout sur PS5 et PS4. Ce relevé se limiterait à une fenêtre hebdomadaire et au territoire américain, ce qui rend le total de 7,15 millions d’autant plus impressionnant.
Une autre affirmation, toujours issue de CharlieIntel, prétend que ces ports PlayStation rassembleraient plus de joueurs en ligne que Black Ops 7 toutes plateformes confondues. Cette déclaration reste une rumeur d’insider, non validée par l’éditeur, mais elle illustre l’engouement massif autour de ces classiques.
Des ports sans fard, mais avec tout le contenu
Annoncés le 17 juin 2026 par Treyarch, les ports de Black Ops et Black Ops 2 ont été mis en ligne en surprise le 9 juillet 2026 sur le PlayStation Store. Développés par Iron Galaxy (déjà aux manettes des remasters de Tony Hawk’s Pro Skater 3 & 4), ils sont disponibles uniquement sur PS4 et PS5, sans version PC ni Xbox. Activision a été clair : il ne s’agit pas de remasters, mais d’adaptations des versions PS3, sans refonte graphique majeure ni fonctionnalités PS5 avancées.
Chaque titre inclut la campagne complète, le multijoueur et le mode Zombies. Les anciens packs de personnalisation sont désormais gratuits, tandis que les DLC de maps restent disponibles séparément. Côté réseau, le crossplay entre PS4 et PS5 est assuré, mais aucune compatibilité avec la PS3 ou d’autres plateformes n’est prévue. Les ports réseau utilisent les mêmes plages que les Call of Duty récents sur PlayStation (TCP 1935, 3478-3480, UDP 3074-3079, 3478-3479), simplifiant la configuration pour les joueurs habitués.
Une addition salée pour les collectionneurs
Le prix a été l’un des premiers sujets de discussion. Chaque jeu est vendu 40 dollars (soit environ 39,99 euros), les DLC individuels à 10 dollars pièce et le Season Pass de Black Ops 2 à 30 dollars. Pour acquérir l’intégralité du contenu (les deux jeux, tous les DLC et le Season Pass), la facture dépasse les 150 dollars, un montant qui a fait grincer des dents pour des titres vieux de plus de dix ans. Une promotion temporaire permettait toutefois d’obtenir les deux jeux avec leurs DLC pour 60 dollars au moment du lancement.
Pourquoi un tel succès ? L’âge d’or de Black Ops
L’explosion du nombre de joueurs ne doit rien au hasard. Black Ops (2010) et Black Ops 2 (2012) sont considérés par une large partie de la communauté comme l’âge d’or du multijoueur Call of Duty. Le premier a marqué les esprits avec ses maps iconiques (Nuketown, Firing Range, Summit) et son mode Zombies fondateur. Le second a introduit le système Pick 10 en création de classe, une révolution de liberté encore citée en référence, ainsi que le League Play, ancêtre des modes classés modernes. Sa campagne à embranchements, rare dans la saga, reste également un point fort.
Sur le plan narratif, ces deux épisodes posent les bases du lore Black Ops, avec les personnages de Mason, Woods et Menendez, régulièrement recyclés dans les opus suivants. Leur retour sur PS4 et PS5 permet à une nouvelle génération de découvrir ces classiques, tout en offrant aux vétérans une infrastructure réseau moderne et un matchmaking unifié.
La stratégie Activision derrière ces ports
La décision de porter ces jeux aurait impliqué l’équipe Strategy and Finance d’Activision, selon des informations relayées dans les forums de fuites. L’objectif est clair : réactiver le catalogue historique de la licence tout en capitalisant sur la marque Black Ops, extrêmement forte. En confiant le développement à Iron Galaxy, Treyarch peut se concentrer sur les prochains titres de la saga. Ce retour surprise s’inscrit dans une tendance plus large de l’éditeur à faire revivre ses classiques, que ce soit via des ports, des remasters ou des intégrations dans Warzone.
Malgré les critiques sur l’absence de refonte technique et le prix élevé, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La nostalgie, couplée à l’accessibilité immédiate sur des consoles massivement installées, a transformé ces ports en véritable phénomène. Reste à voir si Activision capitalisera sur cet élan pour proposer un jour une véritable collection remastérisée.



