Illustration de Baldur's Gate 3 avec un point d'interrogation sur l'avenir de la saga et l'idee d'une extension geante pour Baldur's Gate 4.

Baldur’s Gate 3 : et si Baldur’s Gate 4 était une extension géante ?

Lili · · 4 min · 0 commentaire

Après le triomphe de Baldur’s Gate 3, l’avenir de la licence est au coeur des spéculations. Larian Studios a confirmé qu’il n’y aurait ni DLC ni suite directe, laissant la place à d’autres pour reprendre le flambeau. Un vétéran de BioWare propose désormais une approche audacieuse : transformer le prochain Baldur’s Gate en une extension géante du troisième opus.

L’héritage d’une saga légendaire

La saga Baldur’s Gate a débuté en 1998, développée par BioWare et publiée par Black Isle Studios en Amérique du Nord puis en Europe. Ce premier épisode, ainsi que sa suite Baldur’s Gate II: Shadows of Amn (2000), ont redéfini le CRPG avec leur narration profonde et leurs combats en temps réel avec pause, le tout dans l’univers des Royaumes oubliés de Donjons et Dragons.

Baldur’s Gate 3, sorti plus de vingt ans après, se déroule environ 120 ans après BG2, en 1492 DR. Il reprend les codes de la 5e édition de D&D tout en adoptant une vue isométrique 3D et un système de combat au tour par tour, hérité de la série Divinity: Original Sin de Larian. L’histoire s’inscrit juste après la campagne papier Baldur’s Gate: Descent into Avernus (2019) et met le joueur aux prises avec des illithids et un parasite cérébral aux pouvoirs ambigus.

Baldur’s Gate 3, un succès massif

Lancé en accès anticipé le 6 octobre 2020 sur Steam et GOG, Baldur’s Gate 3 a connu une sortie en version finale le 3 août 2023 sur PC, suivie par des versions PlayStation 5 (6 septembre 2023), macOS (22 septembre 2023) et Xbox Series X|S en fin d’année. Le jeu propose une liberté de résolution rare, des arcs de compagnons marquants et une fidélité aux règles de D&D qui a conquis critiques et joueurs.

Les ventes se comptent en millions d’exemplaires, et le titre est rapidement devenu une référence incontournable du genre. Sa structure en trois actes, ses nombreuses classes et races jouables (humain, elfe, githyanki, tieffelin, etc.), les historiques (backgrounds) influençant les compétences et les dialogues, ainsi que le mode coopératif en ligne ou en écran partagé, ont élevé les standards des RPG modernes. Le moteur, dérivé du Divinity 4.0 de Larian, a permis une simulation poussée avec des surfaces interactives (feu, graisse, électricité) qui enrichissent les combats tactiques.

Un avenir incertain pour la licence

Malgré ce succès, Larian Studios a surpris son public. Lors d’un panel à la Game Developers Conference, Swen Vincke, le fondateur du studio, a annoncé que Larian allait quitter Donjons et Dragons pour se consacrer à « quelque chose de nouveau ». Résultat : pas de DLC, pas d’extension et pas de Baldur’s Gate 4 chez Larian. La propriété intellectuelle retourne donc à Wizards of the Coast.

Cette annonce a relancé les débats sur l’avenir de la série. BioWare, créateur des premiers volets, pourrait-il reprendre le flambeau ? Ou faudra-t-il un autre studio pour donner une suite à ce mastodonte ? Les attentes sont colossales, et un échec serait lourd de conséquences. Le scénario de BG3 a impliqué des dieux majeurs comme Bhaal, Myrkul et Bane, ainsi qu’un culte de l’Absolue servant de façade à un complot illithid. Une suite ne pourrait ignorer ces enjeux canoniques.

La proposition d’un vétéran : une extension géante

C’est dans ce contexte qu’un ancien de BioWare a avancé une idée radicale pour éviter un désastre : faire de Baldur’s Gate 4 une immense extension de BG3. Si les détails manquent, le concept consiste à réutiliser le moteur graphique, les systèmes et les assets existants pour offrir un nouveau chapitre digne d’un jeu complet, tout en limitant les risques techniques et financiers.

Cette approche permettrait de capitaliser sur la base installée et de répondre rapidement aux attentes des joueurs, sans repartir de zéro. Une suite trop ramassée serait perçue comme un demi-jeu, alors qu’une extension massive pourrait prolonger l’expérience tout en restant cohérente avec l’héritage narratif de BG3. Techniquement, le moteur Divinity 4.0 a montré sa robustesse pour de grandes zones et une simulation poussée, rendant crédible cette piste.

Reste à savoir si Wizards of the Coast et un éventuel nouveau studio sauront relever ce défi. En attendant, les fans de Donjons et Dragons ne peuvent que spéculer sur l’avenir d’une saga qui, après le carton planétaire de BG3, n’a jamais été aussi brûlante.

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