Redécouvrir Assassin’s Creed IV Black Flag sur PS5 Pro avec sa mise à jour Resynced, c’est prendre une claque graphique et, surtout, une leçon de fluidité. Le mode équilibré à 40 images par seconde, disponible sur les écrans 120 Hz, offre un confort de jeu tel que l’éternel débat sur la nécessité d’un mode 60 fps pour les futurs blockbusters, à commencer par GTA 6, mérite d’être reposé. Voici pourquoi cette version sublimée du classique d’Ubisoft pourrait bien redéfinir nos attentes.
Black Flag Resynced : une cure de jouvence technique sur PS5 Pro
Sorti initialement en 2013 sur PS3, Xbox 360 et Wii U avant de faire le grand saut sur PS4 et Xbox One, Assassin’s Creed IV Black Flag a marqué son époque en hissant la piraterie en monde ouvert au sommet. Aujourd’hui, Ubisoft lui offre une seconde jeunesse avec le patch Resynced, pensé pour exploiter la puissance de la PS5 Pro. Le jeu propose désormais trois modes graphiques : Fidélité (30 fps), Équilibré (40 fps), et Performance (60 fps). Sur la console haut de gamme de Sony, tous les modes bénéficient d’un ray tracing étendu, avec notamment l’illumination globale et les reflets spéculaires en ray tracing, ainsi que la dernière version du PSSR (PlayStation Spectral Super Resolution) pour affiner la qualité d’image.
Les analyses de Digital Foundry confirment que le mode Équilibré vise un solide 40 fps, à condition de disposer d’un écran 120 Hz, et conserve une présentation visuelle très proche du mode Fidélité. Les résolutions internes varient : environ 1080p pour les modes Performance et Équilibré, contre 1440p en Fidélité. À cela s’ajoute une excellente nouvelle : sur PS5 Pro, le mode Performance réintroduit les reflets ray tracing et les cheveux strand-based (simulation capillaire avancée), absents sur la PS5 de base. En revanche, les cinématiques restent bloquées à 30 fps dans tous les modes, un petit point noir qui n’entache guère le plaisir de jeu.
Un mode 40 fps qui change l’expérience pirate
Incarnant Edward Kenway, pirate gallois pris dans la tourmente de l’Âge d’or de la piraterie (1715–1722), le joueur parcourt les Caraïbes à bord du Jackdaw, entre abordages spectaculaires, exploration d’épaves et filatures discrètes. Avec le mode Équilibré activé, les batailles navales à canons et mortiers, les tempêtes dynamiques et les infiltrations dans les plantations sucrières gagnent une fluidité quasi hypnotique. Les 40 images par seconde, pile au milieu du traditionnel clivage 30/60 fps, offrent une réactivité bien supérieure au 30 fps historique du jeu, tout en préservant la richesse des éclairages et des textures. Les retours utilisateurs et les tests vidéo décrivent un framerate extrêmement stable, un atout pour un jeu où chaque manœuvre de voile ou parade au sabre compte.
Ubisoft a aussi soigné l’immersion sur le matériel PlayStation moderne : prise en charge du HDR, du Dolby Atmos pour un son enveloppant, et des fonctions haptiques de la DualSense. Autant d’ajouts qui rendent hommage au chef-d’oeuvre de 2013, toujours considéré comme l’un des épisodes les plus populaires de la saga, loin devant les errances RPG d’Origins ou Valhalla aux yeux de nombreux fans.
Pourquoi cette fluidité interroge la nécessité d’un mode 60 fps pour GTA 6
Le point mis en avant par le titre de TechRadar et repris ici est limpide : lorsque l’on goûte à un 40 fps parfaitement verrouillé sur un écran compatible, l’écart avec le 60 fps se réduit considérablement en termes de confort visuel. Black Flag Resynced, avec son monde ouvert maritime complexe, ses dizaines de navires affichés simultanément et ses effets météo poussés, démontre qu’un jeu d’action-aventure ambitieux n’a pas nécessairement besoin d’atteindre 60 images par seconde pour offrir une expérience premium. Cela pose la question pour GTA 6, attendu comme le mètre-étalon technique de cette génération : doit-il absolument proposer un mode Performance à 60 fps, quitte à rogner sur des détails qui font le sel de son univers ?
L’exemple de Black Flag est d’autant plus pertinent qu’il s’agit d’un titre à l’origine cross-gen 2013, moins gourmand qu’un RPG moderne, mais dont l’architecture navale et la gestion de la foule sollicitent déjà sérieusement le hardware. Le mode Équilibré à 40 fps montre qu’avec des optimisations intelligentes et une cible intermédiaire, on peut concilier qualité graphique et jouabilité sans pousser les curseurs jusqu’au 60 fps. Alors, Rockstar Games devrait-il s’inspirer de cette philosophie ? L’avenir nous le dira, mais une chose est sûre : en attendant les rues de Vice City, naviguer dans les eaux turquoise des Caraïbes n’a jamais été aussi agréable.
