L’attente touche à sa fin pour les architectes de Kanto. Pokémon Pokopia, le spin-off de simulation de vie qui a conquis les foules, s’apprête à recevoir son premier contenu additionnel majeur. Une publicité japonaise relayée par plusieurs médias spécialisés vient de confirmer la date de sortie du DLC Bubbly Basin : rendez-vous est pris pour le 5 août 2026 sur Nintendo Switch 2.
Une plongée inédite dans les profondeurs de Kanto
Ce premier volet de l’Expansion Pass payant, dont l’existence avait été officialisée lors du Nintendo Direct du 9 juin 2026, promet une exploration radicalement différente. Bubbly Basin nous entraîne dans une zone sous-marine inédite, une cité engloutie qui fait directement écho au lore post-apocalyptique du jeu. On y découvrira de nouveaux Pokémon à accueillir, ainsi que du mobilier et des tenues exclusives pour Métamorph, l’attachant Ditto qui nous sert d’avatar.
Cette extension s’inscrit dans une feuille de route ambitieuse découpée en trois parties. Après Bubbly Basin en août, les joueurs pourront mettre la main sur la Partie 2 d’ici la fin 2026, puis sur une ultime Partie 3 courant 2027. Une planification multi-années rare pour un spin-off, qui positionne Pokopia comme un pilier durable du catalogue de la Switch 2.
Un Season Pass déjà disponible
Pour les plus impatients, le Season Pass est d’ores et déjà en vente sur le Nintendo eShop de la Switch 2 depuis son annonce le 9 juin. Il donne accès à l’intégralité des trois vagues de contenu à venir. Si le prix exact n’a pas été communiqué dans les derniers supports promotionnels, la nature payante du DLC et son découpage en trois sorties distinctes sont confirmés.
En parallèle, une mise à jour gratuite sera déployée pour tous les possesseurs du jeu de base au mois d’août, sans obligation d’achat du Pass. Celle-ci introduira notamment la capacité Plongée, un mouvement qui devrait logiquement trouver toute son utilité dans les nouvelles profondeurs de Bubbly Basin.
Un succès critique et commercial qui légitime l’ambition
L’arrivée de ce contenu n’est pas une surprise au vu du triomphe rencontré par le titre. Développé par Game Freak avec le soutien d’Omega Force (Koei Tecmo), Pokopia est sorti mondialement le 5 mars 2026 en tant qu’exclusivité Nintendo Switch 2. Il s’est écoulé à 2,2 millions d’exemplaires en seulement quatre jours, dont un million au Japon, avant d’atteindre les 4 millions d’unités vendues fin mars. Des chiffres qui en font l’un des lancements les plus rapides de la franchise pour un jeu dérivé.
La critique a salué la prise de risque narrative. En nous plongeant dans une version post-apocalyptique de Kanto où l’humanité a fui la planète, le jeu propose un ton étonnamment mature. Le postulat est fort : un Métamorph se réveille dans un monde ravagé par des catastrophes climatiques, trouve le Pokédex de son ancien dresseur et, guidé par un Bouldeneu se faisant appeler Professeur Tangoloss, entreprend de reconstruire un havre de paix pour les Pokémon. Les humains ont été évacués dans l’espace et la plupart des créatures placées en hibernation informatique. Ce lore, disséminé par fragments via des journaux intimes, a été perçu comme l’un des plus audacieux de la saga.
La vision d’Ohmori prend vie
Ce DLC sous-marin est aussi l’aboutissement d’une vision créative de longue date. Shigeru Ohmori, le directeur du projet, avait imaginé les bases de Pokopia durant le développement de Pokémon Écarlate et Violet. Fort de son expérience de designer de cartes sur Pokémon Rubis et Saphir, il rêvait d’un jeu où les fans pourraient façonner eux-mêmes les écosystèmes et observer la vie sociale des Pokémon sans l’intervention des dresseurs. Avec ses 300 Pokémon issus des neuf générations et son gameplay axé sur la construction, la gestion des besoins et les interactions sociales, Pokopia a transformé cet essai.
L’exploration d’une ville engloutie dans Bubbly Basin prolonge avec cohérence la thématique centrale du jeu : la catastrophe écologique. Alors que les joueurs continuent de nettoyer, rénover et réactiver les ruines de Kanto, cette nouvelle zone promet d’enrichir un peu plus la grande question laissée en suspens par le scénario : quel avenir pour cette planète désertée par l’humanité ?

