Nintendo a secoué le monde du jeu vidéo lors de son Direct du 9 juin 2026 en officialisant un remake complet de The Legend of Zelda : Ocarina of Time pour la Nintendo Switch 2. Le showcase, d’une durée de 50 minutes (diffusé à 7 h PT / 10 h ET / 15 h UK), a été suivi d’un Nintendo Treehouse : Live de 95 minutes, et a également dévoilé Kingdom Hearts IV, un nouveau Xenoblade Genesis, ainsi que plusieurs portages et mises à jour sur Switch 2. Nintendo promet une aventure « reborn », avec des « visuels époustouflants, des designs réactualisés et un gameplay intemporel ». Si le pic d’audience de 3,78 millions de spectateurs reste invérifiable à ce jour, l’annonce a incontestablement captivé la planète.
Un monument du jeu vidéo revisité de fond en comble
Sorti initialement sur Nintendo 64 le 21 novembre 1998 au Japon et le 23 novembre en Amérique du Nord, Ocarina of Time est considéré comme l’un des jeux les plus influents de l’histoire. Développé par Nintendo EAD sous la supervision de Shigeru Miyamoto et la direction d’Eiji Aonuma, il a posé les bases du jeu d’action-aventure en 3D avec son système de ciblage Z (lock-on), sa structure en donjons verticaux et sa narration exploitant un double arc temporel. Ce remake entend conserver l’essence du level design original tout en offrant une refonte graphique intégrale, bien au-delà du remaster Ocarina of Time 3D sorti sur Nintendo 3DS en 2011 et développé par Grezzo.
Une cure de jouvence technique sur Switch 2
La version Switch 2 promet des environnements entièrement recréés, des modèles de personnages modernisés et des effets visuels dignes du hardware actuel (éclairage dynamique, textures haute définition, effets météorologiques). Nintendo insiste sur le respect du gameplay intemporel : le squelette ludique restera fidèle à l’original, avec des ajustements de confort attendus (caméra analogique complète, interface modernisée, raccourcis pour les objets). Les donjons mythiques comme le Temple de l’Eau ou le Temple du Temps devraient bénéficier d’une lisibilité accrue, répondant à des critiques historiques. La communauté anticipe aussi un possible mode photo ou des contenus annexes, sans inflation artificielle de la difficulté.
Un positionnement stratégique pour la Switch 2
Ce remake est annoncé comme un titre first-party majeur de fin d’année 2026, probablement en novembre, et s’inscrit dans une stratégie claire : faire de la Switch 2 une machine portée par la licence Zelda après le triomphe de Tears of the Kingdom. Des rumeurs persistantes évoquent même une édition limitée de la console aux couleurs de la saga. Nintendo s’appuie sur l’aura du jeu original, qui s’est vendu entre 7 et 8 millions d’exemplaires sur N64 et a obtenu un score presque parfait de 99/100 sur Metacritic, pour asseoir sa nouvelle génération.
Un héritage que la communauté ne veut pas voir trahi
Les fans oscillent entre désir de fidélité et envie de réinvention. La promesse d’un gameplay « intemporel » suggère un parti pris conservateur, à l’image du remake de Link’s Awakening sur Switch, mais avec une ambition visuelle supérieure. Les joueurs espèrent des options d’accessibilité modernes (guidage, ajustements de sensibilité) et une gestion assouplie des quêtes secondaires. Point crucial : l’équilibre entre les deux époques de Link devra rester intact, car c’est là toute la magie narrative d’Ocarina of Time. L’absence d’information sur un éventuel mode performance 4K/60 FPS ou sur une réécriture du scénario laisse encore planer le mystère.
Les zones d’ombre : prix, contenu et fenêtre précise
Pour l’heure, Nintendo n’a communiqué ni prix officiel ni date de sortie exacte, se contentant d’indiquer 2026. Aucune édition collector n’est confirmée, et les spéculations vont bon train sur d’éventuels donjons supplémentaires ou un mode Boss Rush enrichi. Le remake reste enveloppé de mystère, mais une chose est sûre : il représentera un pilier commercial de la Switch 2, profitant de la célébration des 40 ans de Zelda. Les prochains mois devraient lever le voile sur ce qui s’annonce comme l’un des lancements les plus scrutés de la décennie.



