📋 Sommaire
- 1Mon verdict direct : le meilleur Mario Tennis en multijoueur
- 2Les Fever Rackets : le coeur du système de jeu
- 2.1Comment fonctionne la jauge de fièvre ?
- 2.2La parade et les bases tennistiques
- 3Les modes de jeu : généreux mais inégaux
- 3.1Mode Aventure : charmant mais trop court
- 3.2Mode multijoueur : là où le jeu explose
- 438 personnages et 14 courts : un record dans la série
- 5Réalisation technique
- 6Mes notes
- 6.1Gameplay et mécaniques – 8/10
- 6.2Mode solo – 5/10
- 6.3Mode multijoueur – 9/10
- 6.4Contenu et personnages – 9/10
- 6.5Réalisation technique – 9/10
- 6.6Rapport qualité-prix – 7/10
- 6.7Note globale : 8/10
- 7Comparatif : Fever face à la concurrence
- 7.1L’évolution de la série Mario Tennis
- 7.2Fever face aux jeux de sport et party games actuels
- 8Pour qui vaut vraiment le coup ?
- 9Conclusion
- 10Questions fréquentes
- 10.1Peut-on jouer à Mario Tennis Fever sans Nintendo Switch Online ?
- 10.2Les Fever Rackets peuvent-elles être désactivées pour jouer au tennis classique ?
- 10.3Mario Tennis Fever est-il plus profond que Mario Tennis Aces ?
- 10.4Le mode Oscillation (Swing Mode) avec les Joy-Con 2 vaut-il le coup ?
- 10.5Faut-il acheter l’édition physique ou numérique ?
Mario Tennis Fever débarque en exclusivité sur Nintendo Switch 2 le 12 février 2026, et marque le grand retour de la franchise après huit ans d’absence depuis Aces.
Développé par Camelot, ce nouvel épisode mise sur 30 Fever Rackets aux pouvoirs uniques et un roster record de 38 personnages pour s’imposer comme le party game incontournable de la nouvelle console de Nintendo.
Après plusieurs dizaines d’heures passées sur le court, entre sessions solo et soirées multijoueur endiablées, voici mon verdict complet sur ce jeu vendu 69,99 euros.
Mon verdict direct : le meilleur Mario Tennis en multijoueur
Soyons directs : Mario Tennis Fever est un excellent party game et une expérience multijoueur de haute qualité, mais un jeu solo décevant pour son prix.
En multijoueur, le chaos des Fever Rackets crée des moments de pure euphorie que peu de jeux de sport Nintendo ont réussi à capturer depuis Wii Sports Tennis. En solo, le mode Aventure se boucle en trois heures dans une difficulté quasi inexistante, et laisse un arrière-goût d’inachevé.
Le Metacritic à 77/100 reflète parfaitement cette dualité : un jeu solide, pas un chef-d’oeuvre, mais une réussite indéniable pour les soirées entre amis.
Les Fever Rackets : le coeur du système de jeu
Comment fonctionne la jauge de fièvre ?
Le grand changement par rapport à Aces, c’est évidemment les 30 Fever Rackets. Chaque raquette possède un pouvoir unique qui se déclenche une fois la jauge de fièvre remplie en ralliant la balle.
Et les effets sont vraiment variés et imaginatifs. La raquette Glace gèle le sol adverse, contraignant l’ennemi à glisser entre les frappes. La raquette Champignon fait apparaître des mini-champignons qui réduisent la taille du joueur adverse.
D’autres transforment la balle en ballon de football américain, créent des zones de feu ou de foudre, ou encore dupliquent la trajectoire de la balle pour semer la confusion. Jongler avec les effets adverses tout en gérant sa propre stratégie crée une couche tactique inattendue pour un party game.
Le timing pour contrer une Fever Shot est beaucoup plus permissif que dans Aces, et c’est un choix délibéré. Camelot a clairement voulu rendre l’expérience accessible au plus grand nombre, quitte à sacrifier une partie de la profondeur compétitive que les puristes attendaient.
Revers de la médaille : à 3 ou 4 joueurs, les matchs peuvent devenir visuellement chaotiques, avec des effets qui se superposent et rendent parfois illisibles certaines trajectoires de balle.
J’ai perdu plusieurs points en ne voyant tout simplement pas la balle sous une explosion de foudre et de feu simultanée. Un problème mineur en duo, mais plus présent dans les parties à quatre.
La parade et les bases tennistiques
Ce qui m’a rassuré dès les premières minutes, c’est que les fondamentaux tennistiques sont intacts. Coups plats, lifts, coupés, lobs, amortis, chaque frappe est là et bien calibrée. Le nouveau système de frappe chance, déclenché après une étoile gagnée, ajoute un rebond enchaîné satisfaisant qui récompense les rallies défensifs bien menés.
La bonne nouvelle : on peut désactiver les Fever Rackets dans le menu Jeu Libre pour retrouver une expérience tennistique plus classique et technique. Cette option est bienvenue pour les joueurs qui veulent tester leur niveau sans chaos, ou pour initier des débutants aux règles pures du tennis.
Les modes de jeu : généreux mais inégaux
Mode Aventure : charmant mais trop court
Le mode Aventure transforme Mario et ses amis en bébés coincés sur une île mystérieuse, condamnés à retrouver leur apparence normale en maîtrisant le tennis. La prémisse est charmante, les cinématiques sont joliment mises en scène, et la Fleur Cancan issue de Super Mario Bros. Wonder assure un commentaire savoureux tout au long de l’aventure.
Problème : tout ça se termine en 3 heures à peine, avec une difficulté si basse qu’elle ne présente jamais le moindre défi. J’ai enchaîné les matchs sans jamais sentir de véritable progression dans la courbe de difficulté, ce qui enlève tout sentiment d’accomplissement à la complétion. Pour un jeu vendu 70 euros, ce mode solo est clairement le point le plus décevant.
Mode multijoueur : là où le jeu explose
La vraie vie de Mario Tennis Fever se trouve dans ses modes multijoueur, et le jeu est extrêmement généreux à ce niveau.
Voici les modes disponibles dès le lancement :
- Tournoi : brackets à 8 joueurs avec commentaires de la Fleur Cancan, idéal pour les soirées organisées
- Tour des épreuves : successions de défis thématiques aux conditions variées, avec 100 épreuves supplémentaires à débloquer et une courbe de difficulté bien plus satisfaisante qu’en Aventure
- Jeux spéciaux (Mix It Up) : modes atypiques incluant le Ring Shot, des matchs avec Plantes Piranhas à nourrir, effets Wonder, Pinball et bien d’autres
- Mode Oscillation (Swing Mode) : jeu en reconnaissance de mouvements via les Joy-Con 2, pour recapturer la magie de Wii Sports en version modernisée
- Jeu Libre : matchs personnalisables avec ou sans Fever Rackets, en simple ou double
Le GameShare mérite une mention spéciale : il suffit qu’un seul joueur possède le jeu pour partager l’expérience localement avec un ami via une seule cartouche. Une fonctionnalité qui simplifie considérablement l’organisation de soirées gaming.
38 personnages et 14 courts : un record dans la série
C’est là que Mario Tennis Fever impressionne vraiment. Le roster de 38 personnages jouables est le plus grand de l’histoire de la franchise, et chaque personnage possède un profil de jeu distinct entre vitesse, puissance, technique et polyvalence.
Les 14 courts sont tout aussi variés, avec des surfaces qui modifient réellement les propriétés de rebond et de vitesse de balle :
- Courts d’herbe : balle rapide, rebond bas, favorise les coups plats
- Court de terre battue : balle lente, rebond élevé, récompense les lifts
- Court de glace : balle rapide, fort rebond, déplacements glissants
- Wonder Court : effets issus de Super Mario Bros. Wonder qui modifient les règles en cours de match
- Arène de Pinball de Waluigi : obstacles mécaniques qui dévient la trajectoire de la balle
Contrairement aux épisodes précédents, tout le contenu est disponible dès le lancement et se déverrouille en jouant, sans mises à jour post-lancement fragmentées. Après les pratiques contestées d’Aces à sa sortie, c’est un choix sage et bien accueilli par la communauté.
Réalisation technique
Sur le plan visuel, Mario Tennis Fever marque un bond en avant net par rapport à Aces. Les personnages sont plus détaillés, les environnements regorgent d’animations secondaires, et l’éclairage nettement plus naturel rend les terrains vivants et chaleureux. Les couleurs chatoyantes valorisent parfaitement les capacités de la Switch 2.
Techniquement, le jeu tourne sans le moindre accroc : 60 fps constants, zéro ralentissement même dans les moments les plus chaotiques à quatre joueurs, et des temps de chargement inexistants entre les matchs. La Switch 2 gère le titre sans effort visible.
La bande-son signée Motoi Sakuraba est efficace et dans la continuité des productions Camelot, mais certains thèmes peuvent devenir redondants sur de longues sessions. Bonne nouvelle : une option permet de désactiver la musique pour jouer dans le calme si nécessaire.
Mes notes
Gameplay et mécaniques – 8/10
Les Fever Rackets apportent une vraie dimension stratégique et beaucoup de fun. Les bases tennistiques sont solides et le système de frappe chance est une bonne addition. On perd des points pour des contrôles parfois trop permissifs en compétitif et un chaos visuel qui peut nuire à la lisibilité à plusieurs.
Mode solo – 5/10
Le mode Aventure est charmant mais beaucoup trop court et trop facile. Trois heures sans défi véritable pour un jeu à 70 euros, c’est insuffisant. Le Tour des épreuves sauve partiellement la mise avec ses 100+ défis, mais le solo reste clairement le talon d’Achille du titre.
Mode multijoueur – 9/10
C’est là que tout s’envole. Le chaos des Fever Rackets en multijoueur est jubilatoire, les modes sont nombreux et variés, et le GameShare facilite les soirées à plusieurs. L’online manque de fiabilité en classé et n’autorise pas les doubles avec un ami en compétitif, ce qui coûte un point précieux.
Contenu et personnages – 9/10
38 personnages, 14 courts, 100+ épreuves, tous disponibles dès le lancement et sans DLC fragmentés : la générosité est réelle. Le roster le plus complet de l’histoire de la série, avec des profils de jeu vraiment différenciés.
Réalisation technique – 9/10
Visuellement soigné, techniquement irréprochable, 60 fps stables sans exception. La Switch 2 est mise à profit de belle façon et l’ensemble est fluide et lisible malgré le chaos des Fever Shots.
Rapport qualité-prix – 7/10
69,99 euros pour un party game excellent mais un solo anémique, c’est un investissement qui se justifie pleinement si vous jouez régulièrement en multijoueur. Pour les joueurs solo ou occasionnels, le prix pique.
Note globale : 8/10
| Critère | Ma note |
|---|---|
| Gameplay et mécaniques | 8/10 |
| Mode solo | 5/10 |
| Mode multijoueur | 9/10 |
| Contenu et personnages | 9/10 |
| Réalisation technique | 9/10 |
| Rapport qualité-prix | 7/10 |
| Note globale | 8/10 |
Mario Tennis Fever est un excellent jeu, pas un jeu parfait. Il brille exactement là où il le devait (le multijoueur, le contenu, la technique) et déçoit là où il aurait pu trancher (le solo, la profondeur compétitive). Un 8/10 mérité, avec une étoile de plus si vous avez des amis avec qui jouer.
Comparatif : Fever face à la concurrence
L’évolution de la série Mario Tennis
| Opus | Console | Mécanique signature | Orientation | Contenu au lancement |
|---|---|---|---|---|
| Mario Tennis (2000) | N64 | Coups techniques, combos | Compétitif/arcade | Solide |
| Mario Power Tennis (2004) | GameCube | Power Shots offensifs/défensifs | Party game | Généreux |
| Mario Tennis Open (2012) | 3DS | Zones de rebond colorées | Casual/portable | Correct |
| Mario Tennis: Ultra Smash (2015) | Wii U | Mega Mushroom | Party game creux | Très pauvre |
| Mario Tennis Aces (2018) | Switch | Raquettes destructibles, Trick Shots | Compétitif | Enrichi après lancement |
| Mario Tennis Fever (2026) | Switch 2 | 30 Fever Rackets, Frappe Chance | Party game/accessible | Record de la série |
Fever face aux jeux de sport et party games actuels
| Critère | Mario Tennis Fever | Mario Tennis Aces | Nintendo Switch Sports | TopSpin 2K25 |
|---|---|---|---|---|
| Orientation | Party game accessible | Compétitif/arcade | Grand public/mouvement | Simulation réaliste |
| Profondeur compétitive | Modérée | Elevée | Faible | Très élevée |
| Contenu au lancement | Record (38 perso, 14 courts) | Enrichi progressivement | Correct | Très riche |
| Multijoueur local | Excellent (4 joueurs) | Bon | Excellent | Limité |
| Mode solo | Court et facile (3h) | Aventure plus challengeante | Minimal | Carrière profonde |
| Prix | 69,99 euros | Aujourd’hui ~20 euros | Inclus dans Switch Sports | ~40-50 euros |
| Metascore | 77/100 | 75/100 | 80/100 | 80/100 |
| Idéal pour | Soirées entre amis | Joueurs compétitifs | Familles, non-gamers | Fans de tennis réaliste |
Pour qui vaut vraiment le coup ?
Voici les profils pour lesquels je recommande l’achat immédiat sans hésitation :
- Joueurs en groupe qui organisent régulièrement des soirées jeux et cherchent un party game de qualité sur Switch 2
- Fans de la franchise Mario Tennis qui attendaient un retour digne de ce nom après les déceptions d’Ultra Smash
- Débutants en jeux de sport cherchant une entrée accessible avec un système de progression clair et des options d’accessibilité généreuses
- Propriétaires de Nintendo Switch 2 qui veulent une vitrine technique montrant les capacités de leur nouvelle console
Et voici quand je conseille d’attendre une promo ou de passer son chemin :
- Joueurs solo qui ne jouent pas en multijoueur : le contenu solo ne justifie pas seul les 70 euros
- Puristes de Mario Tennis Aces qui apprécient la profondeur compétitive et les raquettes destructibles absentes de Fever
- Fans de metroidvania ou de jeux compétitifs profonds : ce n’est clairement pas l’expérience proposée ici
- Joueurs sensibles au chaos visuel : les matchs à quatre avec Fever Rackets actives peuvent devenir difficiles à lire
Conclusion
Mario Tennis Fever remporte son match sur le court du multijoueur, même s’il sort vainqueur aux points plutôt que par KO. Camelot signe l’épisode le plus généreux en contenu de la série, avec un gameplay accessible et jubilatoire qui rappelle la magie de Wii Sports dans sa capacité à fédérer tous les profils de joueurs.
Le mode solo anémique et le prix élevé de 69,99 euros restent les deux ombres au tableau d’un jeu qui aurait pu prétendre à l’excellence avec quelques heures supplémentaires de contenu en solitaire. Pour les soirées entre amis, c’est un achat indispensable sur Switch 2. Pour les joueurs solo, il vaut mieux attendre une promotion.
Questions fréquentes
Peut-on jouer à Mario Tennis Fever sans Nintendo Switch Online ?
Oui, tous les modes locaux sont accessibles sans abonnement. Le multijoueur en ligne nécessite en revanche un abonnement Nintendo Switch Online actif. La fonctionnalité GameShare permettant de partager le jeu avec un ami en local ne nécessite qu’une seule cartouche et aucun abonnement.
Les Fever Rackets peuvent-elles être désactivées pour jouer au tennis classique ?
Oui, il est tout à fait possible de désactiver les Fever Rackets dans les options du mode Jeu Libre pour profiter d’une expérience tennistique purement classique. Cette option est idéale pour initier des débutants ou pour les joueurs qui préfèrent la profondeur technique à la dimension party game du titre.
Mario Tennis Fever est-il plus profond que Mario Tennis Aces ?
Non, Aces reste l’épisode le plus profond et exigeant de la série au niveau compétitif. Fever est délibérément plus accessible et orienté party game. En revanche, Fever surpasse nettement Aces sur la richesse du contenu au lancement, le roster de personnages et la variété des modes de jeu.
Le mode Oscillation (Swing Mode) avec les Joy-Con 2 vaut-il le coup ?
Oui, c’est une façon vraiment sympa de jouer en famille ou avec des non-gamers. La détection de mouvements des Joy-Con 2 est précise et réactive, bien supérieure à ce que proposaient les Joy-Con originaux. Ce mode est cependant limité à un sous-ensemble des Fever Rackets disponibles et ne remplace pas l’expérience manette classique pour des sessions prolongées.
Faut-il acheter l’édition physique ou numérique ?
Les deux versions sont identiques en contenu et proposées au même prix de 69,99 euros. L’édition physique a l’avantage de pouvoir être revendue ou prêtée, ce qui peut être un critère important pour un jeu orienté party game dont la valeur se concentre sur les sessions multijoueur en groupe.







