Jolina Gisele, la Pokemon Princess, presente sa collection de 60 000 cartes Pokemon conservee dans un coffre suisse.

Pokémon : une Suissesse détient 60 000 cartes estimées à 105 millions d’euros

Lili · · 3 min · 0 commentaire

Jolina Gisèle, surnommée la « Pokémon Princess », vient de révéler l’existence d’une collection de plus de 60 000 cartes Pokémon. Âgée de 20 ans, cette Suissesse les accumule depuis l’âge de 7 ans. Estimée à 90 millions de livres sterling (environ 105 millions d’euros), la collection est conservée dans un coffre haute sécurité en Suisse.

Une collection gigantesque aux pièces rarissimes

La collection de Jolina Gisèle ne se contente pas d’être volumineuse : elle renferme des pièces d’une valeur exceptionnelle. On y trouve notamment 180 Mew et Mewtwo, 208 Charizard et 260 Pikachu. Parmi les cartes les plus rares figure un Charizard shadowless, dont la valeur pourrait atteindre 740 000 livres sterling (environ 864 000 euros). La famille évoque également des éditions Illustrator, parmi les plus recherchées par les collectionneurs. Le père de Jolina, Urs Gisèle, a déclaré au magazine Tatler avoir payé jusqu’à 460 000 livres sterling pour une carte individuelle.

Sécurité maximale et provenance familiale

La collection a été constituée dès l’enfance de Jolina, encouragée par son père, entrepreneur dans la sécurité. Face à la médiatisation, la famille a pris des mesures drastiques : les cartes ont été déplacées dans un coffre suisse haute sécurité, climatisé et inaccessible au public. Le coût total de la collection n’a pas été révélé, mais la famille insiste sur la nécessité de protéger ce patrimoine hors du commun. Cette prudence s’explique par la valeur potentielle de l’ensemble, qui pourrait dépasser le record Guinness actuel détenu par deux frères d’Essex avec 48 339 cartes.

Le marché des cartes Pokémon, entre passion et spéculation

Pour comprendre une telle estimation, il faut se replonger dans l’histoire du jeu de cartes à collectionner Pokémon. Lancé au Japon en 1996, le JCC a d’abord été publié par Media Factory, avant que The Pokémon Company ne reprenne l’édition japonaise à partir de 2013. Les premières cartes occidentales, éditées par Wizards of the Coast entre 1999 et 2003, sont aujourd’hui parmi les plus cotées, surtout en première édition ou avec des erreurs d’impression. Le système de rareté a beaucoup évolué : des catégories comme rare, double rare et ultra rare ont été rejointes par des variantes plus récentes comme EX, GX, V, VSTAR, Illustration Rare et Hyper Rare. La valeur d’une collection ne dépend pas uniquement de sa taille : les prix les plus élevés se concentrent sur quelques cartes mythiques comme la Pikachu Illustrator, distribuée en 1997 lors d’un concours d’illustration, ou les cartes Gold Star de l’ère EX, très limitées et représentant des Pokémon chromatiques. L’état, la rareté et la provenance sont des critères déterminants. La série moderne Écarlate et Violet a renforcé l’importance des illustrations spéciales, mais les cartes les plus chères restent souvent celles issues de tournois ou de concours, car elles n’étaient pas disponibles en boosters classiques. Le JCC Pokémon possède une double identité : à la fois jeu organisé et objet de collection, et c’est cette seconde dimension qui alimente les records de prix et la spéculation.

Réactions en ligne et projets de vente

La révélation publique en mars 2026 a provoqué une forte réaction sur les réseaux sociaux. Certains internautes doutent de l’authenticité de la collection ou l’accusent d’être générée par intelligence artificielle. Malgré ces controverses, la famille envisage une vente globale et évoque un intérêt de la part d’institutions. Un futur musée dédié à la collection pourrait voir le jour à New York, en Europe ou au Japon, transformant ainsi cette passion privée en patrimoine public.

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