Quinze ans après sa sortie, Grand Theft Auto IV continue de livrer des secrets. La récente découverte d’un kit de développement Xbox 360, acquis pour une poignée de livres lors d’un vide-grenier en Ecosse, vient de révéler des trésors cachés, dont un mode zombie resté inédit.
Un coup de chance dans un marché aux puces écossais
L’histoire commence lors d’une banale vente de type car boot sale en Ecosse. Un acheteur anonyme déniche un Xbox 360 development kit estampillé Rockstar North pour une somme dérisoire, entre 5 £ et 13 $. Le matériel contient une build de préversion de novembre 2007, soit environ cinq mois avant le lancement officiel d’avril 2008. L’archive associée pèse entre 120 et 127 Go, mais elle est incomplète : des fichiers manquants empêchent le jeu de fonctionner normalement. Cela n’a pas découragé la communauté de passionnés qui s’est immédiatement lancée dans une fouille minutieuse.
Des assets oubliés : armes, véhicules et mode zombie
Les explorateurs ont mis au jour des contenus coupés fascinants. On y trouve des modèles de personnages antérieurs, des armes prototypes comme une variante d’AK-47 et un pistolet silencieux, des véhicules non utilisés, des radios différentes, des logo assets de test et des cutscenes beta modifiées ou abandonnées. Le point le plus commenté est la présence de traces d’un mode zombie inédit, parfois nommé “Z : Resurrection”. Des indices comme des pickups dédiés, des cadavres de policiers et un brancard d’hôpital ensanglanté laissent imaginer ce que ce mode aurait pu être.
Les easter eggs intemporels de Liberty City
Au-delà de cette découverte, Grand Theft Auto IV regorgeait déjà de secrets bien connus des fans. Le plus célèbre reste le coeur battant à l’intérieur de la Statue of Happiness, accessible uniquement en hélicoptère. Les références sont nombreuses : clins d’oeil à AC/DC, Wayne’s World, Claude de GTA III, Butch Cassidy et Sundance Kid, ou encore Al Capone. Ces easter eggs contribuent à faire de Liberty City un monde incroyablement dense.
Grand Theft Auto IV, le tournant HD de la saga
Annoncé en mai 2006 et teasé via un logo en mars 2007, Grand Theft Auto IV devait initialement sortir en octobre 2007. Il a finalement été repoussé à avril 2008 sur PS3 et Xbox 360, puis sur PC en décembre 2008. Il s’agit du premier épisode entièrement en haute définition, marquant le saut technique le plus important de la série. L’action se déroule à Liberty City, une version fictionnelle de New York, incluant Alderney inspiré du New Jersey. On y suit Niko Bellic, vétéran d’Europe de l’Est venu chercher le rêve américain aux côtés de son cousin Roman.
Le jeu a été un triomphe critique et commercial. Il s’est vendu à 3,6 millions d’exemplaires le jour de sa sortie, 6 millions en une semaine et 11 millions après un mois, pour dépasser les 25 millions en 2013. Son budget, autour de 100 millions d’euros, en faisait l’un des plus chers de l’histoire. Il a surtout consolidé le virage de Rockstar vers une narration plus cinématographique et réaliste, confirmé par deux extensions majeures : The Lost and Damned et The Ballad of Gay Tony.
Presque deux décennies plus tard, Grand Theft Auto IV continue de fasciner. La découverte de ce kit de développement rappelle à quel point la saga a toujours été riche de contenus abandonnés sur le chemin de la production. Et si Liberty City nous réservait encore d’autres surprises ?

