Visuel du portage PS5 de Call of Duty: Black Ops, montrant Alex Mason en pleine action dans la jungle vietnamienne, avec le logo du jeu.

Call of Duty: Black Ops : les portages PS5 arrivent en juillet 2026, sans fioritures mais avec des serveurs propres

Lili · · 3 min · 0 commentaire

Les vétérans de la manette vont pouvoir ressortir leurs souvenirs de la Guerre froide. Call of Duty: Black Ops et sa suite directe, Black Ops 2, débarquent sur PS5 et PS4 en juillet 2026 dans des versions natives, développées par Iron Galaxy. Une annonce qui sent bon la nostalgie, mais qui s’accompagne d’une exécution technique volontairement minimaliste, sans aucune amélioration graphique.

Un retour aux sources sans fard

Treyarch a confirmé l’information via un tweet le 17 juin 2026, précisant que ces portages sont des transpositions directes des jeux PS3 d’origine. Pas de textures retravaillées, pas de mode 120 Hz, pas de ray tracing : la campagne, le multijoueur et le mode Zombies restent strictement identiques à ce que l’on a connu en 2010 et 2012. Iron Galaxy, studio habitué aux conversions délicates (Diablo 3, Overwatch, Fallout 76), s’est contenté d’assurer la compatibilité avec les machines Sony actuelles.

Le prix de base est fixé à 39,99 € par jeu, mais les abonnés PlayStation Plus bénéficient d’une réduction immédiate à 19,99 €. Les contenus additionnels suivent une logique similaire : les DLC individuels passent de 15 $ à 10 $, et les Season Pass de 50 $ à 30 $. Attention toutefois, pour obtenir l’expérience complète (jeu + 4 DLC), il faudra débourser jusqu’à 80 $ par titre, soit 160 $ pour les deux épisodes. Une addition qui peut calmer les ardeurs des plus nostalgiques.

Un multijoueur assaini, mais cloisonné

La bonne nouvelle, c’est que les nouveaux serveurs dédiés éliminent les problèmes de tricheurs qui gangrenaient les lobbies PS3. En revanche, le cross-play est totalement absent : les joueurs PS5 et PS4 ne pourront pas s’affronter, et aucune connexion n’est prévue avec les versions Xbox ou PC. Pire, l’architecture de matchmaking d’époque impose une séparation stricte entre les joueurs possédant des DLC et ceux qui n’ont que le jeu de base. Un archaïsme qui risque de fragmenter une communauté déjà réduite.

Il est important de noter que ces portages sont exclusifs à l’écosystème PlayStation. Aucune version Xbox Series X|S ni PC n’est envisagée, car les titres sont déjà jouables sur les machines Microsoft via la rétrocompatibilité. Une décision qui renforce le caractère « made in Sony » de cette résurrection.

L’héritage d’un monument vidéoludique

Sorti en 2010, le premier Call of Duty: Black Ops a marqué un tournant dans la saga. Développé par Treyarch, il plongeait les joueurs dans une intrigue d’espionnage en pleine Guerre froide, suivant les pas d’Alex Mason, un agent manipulé par les fameux « nombres » et confronté au gaz Nova 6. Le jeu couvre les années 1961 à 1968, avec des opérations à Cuba, au Vietnam, au Laos, en URSS et aux États-Unis. Il a surtout posé la matrice narrative de toute la sous-série Black Ops, devenue l’une des branches les plus durables de Call of Duty.

Suite spirituelle de World at War, Black Ops a introduit des liens forts avec le personnage de Viktor Reznov et a lancé une chronologie qui s’étend désormais jusqu’à Black Ops 7, en passant par Black Ops II, III, Cold War et Black Ops 6. Le mode Zombies, devenu une signature de Treyarch, y a également trouvé ses lettres de noblesse. Commercialement, le jeu a été un raz-de-marée, générant plusieurs suites et dérivés, bien que les chiffres précis ne soient pas communiqués ici.

Ce portage PS5 joue donc sur une fibre nostalgique puissante, mais il met aussi en lumière l’évolution radicale de la série. Là où Black Ops II projetait les joueurs en 2025 avec des technologies futuristes, Cold War revenait en 1991, et Black Ops 7 s’aventure jusqu’en 2035. Les repères restent pourtant les mêmes : Mason, Woods, Menendez, et cette Guerre froide qui sert de toile de fond idéologique à toute la saga.

Pour les puristes, c’est l’occasion de redécouvrir un épisode fondateur dans des conditions techniques propres, même si l’absence totale de modernisation pourra en décevoir certains. Rendez-vous en juillet 2026 pour juger sur pièce.

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