L’Esports World Cup 2026 de Riyad devait être le théâtre d’un nouveau chapitre glorieux pour Gentle Mates. La structure française, portée par un premier titre historique en février, a finalement vu ses espoirs s’éteindre sur Call of Duty: Black Ops 7. Aucun podium, aucune phase finale : le parcours s’est arrêté plus tôt que prévu, laissant un goût amer malgré une belle résistance.
Un parcours en dents de scie sur Black Ops 7
Alignée dans le tournoi principal de l’EWC, l’équipe Call of Duty de Gentle Mates a connu des hauts et des bas. Elle a d’abord signé une victoire nette 3-0 contre OMiT, avant de buter sur un mur nommé G2 Esports, qui l’a balayée sur le même score. Ce revers a précipité les Français dans le lower bracket, où ils ont dû affronter The Pit pour tenter de rester en vie. Malgré l’enjeu, le rêve de podium s’est envolé, et la formation n’a pas atteint la phase finale visée.
Les poules de la compétition, qui se déroulait en Arabie saoudite, réunissaient des cadors comme Cloud9, Seattle Surge, G2 Esports et FaZe Clan. Un plateau dense qui n’a laissé que peu de place à l’erreur, et Gentle Mates a payé cash son passage à vide face à G2.
Un roster en mutation pour Paris Gentle Mates
La composition de l’équipe a elle-même connu des ajustements. Pour cette édition 2026, la structure avait officialisé un effectif sous le nom Paris Gentle Mates, avec Sib, Ghosty, Neptune et Envoy. Mais au fil des compétitions, le cinq de départ a évolué : les sources récentes citent plutôt Estreal, Sib, JoeDeceives et Ghosty. Une instabilité qui a peut-être pesé dans les moments clés, même si le talent individuel ne faisait aucun doute.
La qualification, un chemin semé d’embûches
La présence de Gentle Mates à l’EWC 2026 ne coulait pas de source. En 2025, lors du Major de Birmingham, l’équipe Warzone n’avait pris que la 9e place, laissant filer une qualification directe réservée aux cinq premiers. Un coup dur qui a forcé la structure à batailler autrement pour décrocher son ticket. Heureusement, la section Call of Duty a renversé la vapeur en remportant le Major de Dallas en février 2026, son premier titre historique sur la licence, comme le rappelait 20 Minutes. Ce sacre a redonné de l’élan, mais n’a pas suffi à transformer l’essai à Riyad.
Warzone, une lueur d’espoir pour le clan français
Si Black Ops 7 a laissé des regrets, la branche Warzone de Gentle Mates a montré un bien meilleur visage. L’équipe a terminé 5e du classement général avec 176,4 points, après avoir pris la 3e place de sa poule avec 229,4 points. Une performance solide qui contraste avec l’élimination précoce sur le jeu principal. À titre de comparaison, l’autre représentant tricolore, Team Vitality, s’est classé 11e avec 117,4 points. Gentle Mates reste donc la meilleure structure française de la compétition, même si le podium s’est refusé à elle.
L’Esports World Cup, un rendez-vous majeur pour Call of Duty
L’EWC 2026 marque la troisième année consécutive de présence de Call of Duty au programme de l’événement saoudien. Pour Black Ops 7, le tournoi a réuni 16 équipes et mis en jeu une dotation de 1,8 million de dollars, du 5 au 9 août. Un format qui s’inscrit dans une longue tradition esport : la licence, née en 2003, a écoulé plus de 400 millions d’exemplaires et a structuré sa scène compétitive autour du Call of Duty Championship, dont le premier grand opus moderne s’est appuyé sur Black Ops II en 2013.
La saga Black Ops, historiquement liée à Treyarch, est devenue un pilier des compétitions majeures. L’EWC avait déjà misé sur Modern Warfare III et Warzone en 2024, puis sur Black Ops 6 en 2025, année où OpTic Gaming a réalisé une remontée historique pour s’imposer, après le sacre d’Atlanta FaZe en 2024. Gentle Mates, finaliste Warzone en 2025, espérait capitaliser sur cette dynamique. Le rendez-vous manqué de 2026 rappelle que la route vers les sommets reste semée d’embûches, même pour une structure en pleine ascension.



