L’information est tombée et elle est de taille : The Legend of Zelda: Breath of the Wild, le titre qui a redéfini la saga et propulsé la Nintendo Switch vers des sommets, est désormais disponible en précommande sur la nouvelle console de Nintendo, la Switch 2. Une annonce qui ravive la flamme d’un jeu monumental, souvent cité comme l’un des meilleurs de la décennie passée.
Un retour aux sources pour une nouvelle ère
Sorti initialement le 3 mars 2017 en tant que titre de lancement de la Switch, et simultanément sur Wii U, Breath of the Wild n’a pas seulement accompagné la naissance d’une console, il en a été le moteur. Avec environ 30 millions d’exemplaires vendus toutes versions confondues, il reste le Zelda le plus vendu de l’histoire et un pilier commercial incontesté. Voir ce jeu fondateur poser ses valises sur la Switch 2 est un symbole fort, une manière pour Nintendo de faire le pont entre son passé glorieux et son avenir.
L’arrivée de cette version sur Switch 2, dont les détails techniques restent à préciser, promet de faire redécouvrir l’immensité d’Hyrule à une nouvelle génération de joueurs, tout en offrant aux vétérans une raison supplémentaire de s’y replonger. Le jeu, développé par Nintendo EPD avec le soutien de Monolith Soft pour la conception de son monde ouvert, avait déjà marqué une rupture technologique et philosophique à sa sortie.
Une révolution dans l’ADN de Zelda
Avant 2017, la série The Legend of Zelda suivait une structure relativement balisée, héritée de chefs-d’oeuvre comme Ocarina of Time. Avec Breath of the Wild, Nintendo a décidé de « repenser les conventions de la série ». Le résultat est un monde ouvert d’une liberté inouïe, où le joueur peut, dès la fin du Plateau du Prélude, filer directement affronter Ganon au château d’Hyrule. Cette non-linéarité radicale, couplée à un moteur physique d’une richesse folle, a créé un terrain de jeu où chaque élément interagit de manière crédible : le feu se propage, l’électricité se conduit, les objets obéissent à la gravité.
Le jeu a troqué les longs donjons traditionnels contre plus de 120 Sanctuaires, de petites énigmes disséminées aux quatre coins de la carte, récompensant la curiosité par des emblèmes de vie ou d’endurance. La gestion de cette dernière, cruciale pour l’escalade et l’exploration, et le système de cuisine et de craft ajoutent une couche de survie et de préparation stratégique inédite. C’est aussi le premier Zelda principal à intégrer des voix off pour ses personnages clés, donnant une dimension narrative plus incarnée à ce royaume dévasté par le Fléau Ganon.
Un héritage colossal et une suite directe
L’impact de Breath of the Wild sur l’industrie a été sismique. Massivement récompensé, trustant les titres de Jeu de l’Année 2017, il a influencé toute une génération de jeux en monde ouvert, fatigués des « checklists » de tâches répétitives. Sa philosophie de design, basée sur l’émergence de solutions et la récompense de l’exploration intuitive, est devenue une référence. Placé à la toute fin de la chronologie officielle de la saga, il met en scène un Link amnésique se réveillant après cent ans de sommeil pour sauver une princesse Zelda qui lutte pour contenir le mal.
Ce succès phénoménal a directement engendré une suite directe, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom en 2023, qui a repris la même carte d’Hyrule pour la déployer vers les cieux et les profondeurs, enrichissant encore la logique systémique avec la fusion d’objets et la construction de véhicules. La duologie forme aujourd’hui un bloc narratif conclusif et magistral, preuve que Nintendo a su capitaliser sur les fondations posées par ce jeu pivot, tout en continuant d’explorer d’autres voies avec des titres comme Echoes of Wisdom en 2024.
L’ouverture des précommandes de Breath of the Wild sur Switch 2 n’est donc pas qu’une simple ressortie. C’est le retour du jeu qui a tout changé, une nouvelle opportunité de parcourir les plaines d’Hyrule, de défier les Gardiens et de ressentir, peut-être avec des performances améliorées, le souffle de l’aventure qui a redéfini une légende.

