Vingt ans après avoir redéfini le RPG occidental en monde ouvert, The Elder Scrolls IV: Oblivion s’apprête à fouler pour la toute première fois une terre Nintendo. Bethesda a confirmé que l’édition remasterisée du classique sortira sur Nintendo Switch 2 le 11 août 2026, à peine plus d’un mois après l’annonce de cette date tant attendue par les fans de la saga. Une arrivée historique qui parachève une année 2026 riche en portages majeurs pour la nouvelle console.
Une première historique pour la saga sur Nintendo
L’original, sorti en 2006 sur PC et Xbox 360 (puis PS3), n’avait jamais été adapté sur une machine de la firme de Kyoto. Ni Wii, ni 3DS, ni Switch n’avaient accueilli les pérégrinations du héros de Cyrodiil. La Switch 2 devient donc la première console Nintendo à recevoir Oblivion, et pas dans n’importe quelle version : il s’agit du remaster complet, déjà disponible depuis le 22 avril 2025 sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC. Cette sortie s’inscrit dans une offensive Bethesda sur Switch 2, après Fallout 4 et Indiana Jones et le Cercle Ancien, tous deux prévus pour 2026.
Un remaster nouvelle génération sous Unreal Engine 5
Loin d’un simple lifting HD, Oblivion Remastered est une refonte quasi intégrale, développée conjointement par Bethesda Game Studios et le studio Virtuos. Le jeu tourne désormais sous Unreal Engine 5, offrant des visuels radicalement modernisés, des éclairages repensés et une interface entièrement redessinée pour les standards actuels. Les mécaniques de gameplay ont elles aussi été affinées : l’ajout du sprint, absent en 2006, fluidifie l’exploration, tandis que la détection des coups et plusieurs systèmes de combat bénéficient d’ajustements bienvenus. Le remaster inclut l’intégralité de la campagne principale, les deux extensions majeures Knights of the Nine et Shivering Isles, ainsi que l’ensemble des contenus additionnels sortis à l’époque, de Fighter’s Stronghold au célèbre (et moqué) Horse Armor Pack en passant par Vile Lair ou Mehrune’s Razor.
Une cartouche bien garnie, mais quelques zones d’ombre
La version Switch 2 sera proposée en dématérialisé comme en édition physique. Bonne nouvelle pour les collectionneurs : il s’agit d’une véritable cartouche contenant le jeu de base, et non d’une « Game-Key Card » imposant un téléchargement obligatoire. La physical release sera exclusivement une Deluxe Edition, incluant l’ensemble du contenu sur un seul support. Cependant, Bethesda reste volontairement flou sur la présence réelle de tous les DLC directement sur la cartouche ; certains pourraient nécessiter un téléchargement complémentaire, un point qui méritera clarification d’ici la sortie. Les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes, mais les prix exacts n’ont pas encore été communiqués.
Performances techniques sur Switch 2 : du 30 fps et du DLSS
Pour rendre l’expérience viable sur la portable, Bethesda vise un 30 images par seconde verrouillé, avec une résolution de 900p en mode portable et 1080p en mode docké. La Switch 2 mettra à profit le DLSS (Deep Learning Super Sampling) pour améliorer la netteté de l’image, une technologie déjà éprouvée sur les cartes graphiques NVIDIA. Le pari est de délivrer une expérience visuelle aussi proche que possible des versions PS5 et Xbox Series, malgré les contraintes d’une machine hybride. La présence de l’ensemble du contenu narratif, de l’emblématique Empereur dont la mort lance l’aventure, au Fan adorateur qui pourra à nouveau suivre le joueur comme son ombre, garantit une aventure complète, sans compromis scénaristique.
Oblivion, chaînon essentiel entre Morrowind et Skyrim
Pour saisir l’importance de cette sortie, il faut replacer Oblivion dans l’histoire de la saga. Après un Morrowind exigeant et souvent cryptique, le quatrième épisode a incarné le tournant « grand public » de Bethesda : un système de quêtes guidé par une boussole, un monde plus lisible, et une approche plus accessible de la progression. La province de Cyrodiil, coeur de l’Empire, a marqué les esprits par son ambiance bucolique et la qualité d’écriture de ses guildes (Mages, Guerriers, Voleurs, Confrérie noire). L’extension Shivering Isles, avec son royaume daedrique fracturé entre Mania et Démence, reste à ce jour l’une des créations les plus audacieuses du studio. Quinze ans avant The Elder Scrolls VI, ce remaster permet à une nouvelle génération de découvrir la genèse du phénomène, et aux vétérans de s’y replonger dans des conditions techniques modernes.



