Pokémon & Universal officialisent leurs parcs d’attraction !

Après des décennies de faux départs et de promesses non tenues, Pokémon s’apprête à investir massivement l’univers des parcs d’attractions. Et cette fois, on parle de vraies installations permanentes qui vont faire trembler l’industrie du divertissement.
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Petite histoire des ratés Pokémon
Parlons cash : Pokémon et les parcs à thème, c’est une histoire d’amour compliquée. En 1999, Warner Bros Movie World en Australie avait tenté le coup avec Pokémon Island Adventure. Résultat ? Fermé après un mois et demi seulement. Ensuite, en 2005-2006, des PokéParks temporaires ont ouvert à Nagoya et Taiwan avant de disparaître au bout de quelques mois.
Pourquoi cet échec ? Simple : la technologie n’était pas au rendez-vous, et surtout, The Pokémon Company gardait jalousement le contrôle de sa licence. Résultat, pendant que Disney cartonnait avec Marvel et que Universal s’éclatait avec Harry Potter, Pokémon restait coincé dans des événements éphémères et des collaborations timides.
Mais ça, c’était avant.
2026 : l’année où tout bascule
Le timing est loin d’être anodin. On célèbre les 30 ans de la franchise (pour rappel : plus de 100 milliards de dollars de revenus générés depuis 1996), et The Pokémon Company a enfin compris qu’il fallait jouer dans la cour des grands.
Deux projets titanesques viennent d’être officialisés quasi simultanément : le PokéPark Kanto qui ouvre ses portes le 5 février prochain à Tokyo, et un partenariat mondial avec Universal annoncé le 21 janvier. Deux philosophies radicalement opposées, deux publics différents, mais une même ambition : transformer Pokémon en destination incontournable.
Le pari fou d’Universal (et pourquoi ça va cartonner)
Regardons les chiffres. Quand Super Nintendo World a ouvert à Osaka en mars 2021, Universal Studios Japan est passé de 8,4 millions de visiteurs en 2019 à 16 millions en 2023. Le parc est même devenu le 3ème parc le plus visité au monde, dépassant Tokyo Disneyland. Et on ne parle que de Mario.
Maintenant, imaginez ce que peut faire la licence la plus rentable de l’histoire du divertissement avec les moyens colossaux d’Universal. Mark Woodbury, le grand patron d’Universal Destinations & Experiences, parle d’expériences « ultra-réalistes stimulant les cinq sens » et qui « dépasseront toutes les attentes ». Traduction : ils vont mettre le paquet.
Ce qu’Universal pourrait nous préparer :
Les rumeurs les plus sérieuses évoquent plusieurs possibilités à Osaka :
- Un land complet qui remplacerait potentiellement la zone Spider-Man (surtout si Disney ne renouvelle pas sa licence Marvel)
- Des attractions immersives avec réalité augmentée, sur le modèle de Mario Kart: Bowser’s Challenge
- Des arènes interactives où les visiteurs s’affrontent en temps réel
- Une intégration totale avec l’app Pokémon GO pour prolonger l’expérience
Aucune date annoncée pour l’instant, mais la machine est lancée. Et elle ne compte pas s’arrêter au Japon.
La conquête mondiale est en marche
Universal ne fait jamais les choses à moitié. Le plan ? Déployer Pokémon dans tous leurs parcs majeurs :
- États-Unis : Orlando (Islands of Adventure, avec possiblement Lost Continent reconverti) et Hollywood
- Asie : Osaka (point de départ), Singapore, Beijing
- Europe : Bedford au Royaume-Uni dès 2031
Ce dernier point mérite qu’on s’y attarde. Le futur parc britannique, c’est 200 hectares, 8,5 millions de visiteurs attendus la première année, et surtout : accessible en train depuis Paris en moins de 3h via l’Eurostar. Si Universal installe Pokémon là-bas aux côtés de Harry Potter, Jurassic World et Super Nintendo World, ça devient instantanément la destination geek ultime en Europe.
PokéPark Kanto : l’anti-Universal
Parlons maintenant du projet qui ouvre dans deux semaines : le PokéPark Kanto à Yomiuriland (Tokyo). C’est l’exact opposé de ce que prépare Universal, et c’est voulu.
2,6 hectares d’exploration contemplative inspirée du Ghibli Park. Pas de coasters extrêmes, pas de technologies tape-à-l’œil. Juste deux zones immersives :
La Forêt Pokémon : 500 mètres de sentiers avec plus de 600 Pokémon disséminés dans leur habitat naturel. Certains sont même assez grands pour que les enfants grimpent dessus.
Sedge Town (Bourg-les-Joncs) : reproduction fidèle de la ville iconique de la première génération, avec arène fonctionnelle, Pokémon Center, boutiques thématisées.
C’est du slow entertainment assumé. Une expérience nostalgique pour les fans de la première heure qui veulent se balader tranquille dans l’univers de leur enfance, pas se faire secouer dans un coaster.
Deux stratégies, un même objectif : dominer
The Pokémon Company joue une partie d’échecs brillante. D’un côté, l’autonomie créative totale avec Yomiuriland : ils contrôlent tout, du concept à l’exécution. De l’autre, la puissance de feu d’Universal : budget illimité, expertise technologique, réseau mondial.
Les fans contemplatifs auront leur paradis à Tokyo. Les amateurs de sensations fortes auront leurs lands high-tech partout dans le monde. Et surtout, Pokémon s’installe enfin durablement dans l’industrie des parcs à thème, 27 ans après le ratage australien.
Ce qu’on ne sait pas encore (et qui va rendre fou)
Universal reste mystérieux sur les détails concrets. On n’a ni dates, ni descriptions précises des attractions, ni même confirmation officielle de l’emplacement exact à Osaka. Juste des promesses grandioses et des déclarations d’intention.
Tsunekazu Ishihara, le boss de The Pokémon Company, parle de créer « un nouveau divertissement unique aux parcs à thème » qui va « continuer de fournir des surprises aux gens du monde entier ». Ça reste flou, mais venant de la franchise qui a révolutionné le jeu vidéo, les cartes à collectionner ET le mobile gaming, on a envie d’y croire.
Plus d’infos promis « dans les prochains mois ». En attendant, les dresseurs du monde entier peuvent commencer à économiser. Parce que 2026, ça pourrait bien être l’année où votre rêve d’enfant devient enfin réalité.
Et cette fois, pour de bon.