N++ est un jeu de plateforme brillant, mais son nom a toujours posé problème. Pour son successeur multijoueur, Metanet Software a dû redoubler d’inventivité. Après des années de galère avec les moteurs de recherche, le studio a finalement baptisé sa nouvelle création N+ Infinity Times Two, un titre qui mêle autodérision et absurde.
Quand trouver N++ relève du défi
Le nom N++ est aussi efficace que son gameplay, mais il est un cauchemar pour le référencement. Raigan Burns, cofondateur de Metanet, confie : « Si vous tapez N++ sur Steam, Xbox ou PlayStation, c’est très difficile de trouver notre jeu. » Le studio le savait, mais n’avait pas anticipé l’ampleur du problème. Sur le PlayStation Store, la version privée les plaçait en premier résultat. Puis, le jour du lancement, la version publique les a relégués en cinquième page. Une leçon amère, que Burns résume avec philosophie : « Cette série est un processus d’apprentissage de nos erreurs. »
Du puissant « N puissance N » jusqu’à « The Ninjas »
L’équipe a envisagé des dizaines de pistes avant de se fixer. « On a essayé N à la puissance N, et tous les symboles possibles », raconte Burns. Pendant un temps, le jeu s’est même appelé M for multiplayer – un clin d’œil assumé à son orientation multijoueur. Plus sérieusement, ils ont songé à abandonner le N pour le rebaptiser The Ninjas. « Statistiquement, 99 % des gens n’ont jamais touché à un jeu N, explique Burns. On voulait que ce titre soit une porte d’entrée, un peu comme Super Mario World, qui accueille autant les nouveaux joueurs que les fans de la première heure. » Car si N++ était une lettre d’amour aux hardcore gamers, cette suite se veut bien plus accessible.
« N+ Infinity Times Two », l’humour avant tout
L’idée finale a germé grâce au producteur Nick Suttner, qui a proposé « N Infinity ». Jugé un peu fade, le nom a servi de tremplin. Mare Sheppard, cocréatrice de la série, a alors suggéré d’accentuer le côté décalé. « N++ était sérieux, avec une touche de folie, mais ce volet embrasse pleinement le fun et nos personnalités absurdes », précise Burns. D’où ce N+ Infinity Times Two, aussi imprononçable que savoureux. Le studio y voit un parfait mélange d’humour pince-sans-rire et d’autodérision, tout en signalant une expérience différente des précédents jeux.
Mais que signifie « Infinity Times Two » ?
Interrogé sur le sens précis de l’expression, Burns avoue ne pas y avoir réfléchi avant qu’on lui pose la question. « C’est un angle formidable que nous allons certainement intégrer à notre compréhension du titre », répond-il en riant. Peut-être une allusion à la rejouabilité infinie du multijoueur, où chaque partie de quelques minutes débouche sur une nouvelle revanche. Le mystère reste entier, mais il correspond bien à l’esprit facétieux de Metanet.

