Un vent de fraîcheur souffle sur le monde des jeux en monde ouvert. ENDS, développé par le tout jeune studio londonien Concrete Realm et son équipe de seulement 12 personnes, vient de dévoiler une nouvelle séquence de gameplay qui en dit long sur ses ambitions. Ce titre, qui se positionne comme un véritable GTA-like ancré dans les rues modernes de Londres, a de quoi attirer les regards des joueurs en quête d’une alternative aux productions AAA.
Londres, nouveau terrain de jeu pour un open world indé
Depuis The Getaway et sa suite Black Monday sur PlayStation 2, aucun jeu vidéo n’avait vraiment cherché à reproduire la capitale britannique avec un tel niveau d’ambition dans un cadre criminel. ENDS change la donne. Le studio Concrete Realm s’attaque à la ville de manière réaliste, avec l’aide d’outils modernes comme Unreal Engine 5 (très probablement utilisé), qui permet de gérer des géométries complexes et un éclairage dynamique pour donner vie à des quartiers emblématiques. On ne parle pas d’une carte gigantesque, mais d’une sélection de zones suffisamment dense et cohérente pour offrir une expérience de monde ouvert crédible, tout en restant à la portée d’une petite équipe.
Une immersion sans concession : pas de HUD, pas de pitié
L’une des annonces les plus marquantes concerne l’interface. ENDS se jouera sans aucun HUD : pas de mini-carte, pas d’objectifs affichés et surtout, pas de barre de vie. Cette approche radicale vise à renforcer l’immersion et rappelle les expériences les plus cinématographiques du genre. Le joueur incarne Rahim, un jeune Londonien accompagné de ses amis Sonny et Reece, dans une histoire de passage à l’âge adulte qui explore les thèmes de la fraternité, de la famille et de la loyauté. Le gameplay mélange liberté sandbox et éléments RPG profonds, avec des combats de poing brutaux, des phases de conduite et un système de téléphone in-game directement inspiré de GTA pour contacter son crew et récupérer des missions.
Des choix narratifs qui pèsent
Autre particularité de taille : ENDS intègre des mécaniques de choix narratifs similaires à celles de Detroit: Become Human. Les décisions du joueur impacteront concrètement le déroulement de l’histoire et les relations entre les personnages. De quoi donner une vraie profondeur à un récit qui, sans être un RPG tentaculaire, promet une rejouabilité certaine et une implication émotionnelle bien plus forte que dans un simple défouloir urbain.
Un modèle économique free-to-play et une sortie sur PC
Le projet a été financé via Kickstarter, avec un objectif de dons atteint pour boucler le développement. La première version est prévue pour le premier trimestre 2026, un timing malin puisqu’elle arrivera avant le raz-de-marée GTA 6. Le jeu sera lancé en version gratuite (free-to-play) sur PC via Steam, avec un modèle économique basé sur la vente de skins via une boutique, à l’image de Fortnite ou Call of Duty. Aucune version console n’est confirmée à ce jour, mais des portages sur PS5 et Xbox Series pourraient voir le jour si le succès est au rendez-vous.
Un développement prometteur suivi de près
Le studio a présenté ces avancées dans un vlog de 20 minutes qui a été jugé « plutôt prometteur » par les observateurs. Si la date de sortie finale n’est pas encore gravée dans le marbre, le développement avance activement. Avec son atmosphère londonienne unique, son équipe réduite mais passionnée et ses partis pris audacieux, ENDS a tous les atouts pour devenir la coqueluche des amateurs d’open world en attendant les mastodontes du secteur. Il s’inscrit dans une véritable tradition des GTA-like indé, en misant sur une identité forte plutôt que sur une surenchère technique.



